Jouy-lès-Reims
Des « Fadas de bitume » vont passer par Jouy-les-ReimsLa 19e édition de la « France en courant » fera étape à Jouy-les-Reims le 16 juillet, avant de repartir vers Châlons pour passer la nuit. Une épreuve qui se déroulera entre le 14 et 28 juillet et qui réunit des coureurs bien dans leurs baskets.
LE vrai « fada du bitume », c'est «Dédé» Sourdon. Ce boulanger-pâtissier sort régulièrement du pétrin pour courir partout où il le peut : Paris-Dakar, la Muraille de Chine, la Sibérie, Lima-la Paz-Rio, de nombreux marathons dont celui de Reims. Rien ne l'arrête.
Il a réussi à entraîner d'au tres coureurs dans son sillage, créant ainsi le tour de France en courant, dont la 19e édition fera étape à Jouy-les-Reims le lundi 16 juillet de 10 h 45 à 13 heures, pour un casse-croûte réparateur avant de rejoindre Châlons-en-Champagne pour la nuit.
AmitiéSi la caravane de ce tour de France à pied s'arrête dans la Montagne de Reims — comme en 1996 — c'est parce qu'André Sourdon y a un ami en la personne d'Alain Rondeau, un copain de régiment qui n'a jamais coupé les ponts.
Ce dernier donne rendez-vous au plus grand nombre devant la coopérative de Jouy, pour l'accueil et la restauration des coureurs.
Ces derniers se présenteront en 8 équipes de 8, chacun parcourant environ 25 km par jour, par tranche de 4 km en relais. L'une des équipes est conduite par Dominique Chauvelier, quatre fois champion de France de marathon et porte-drapeau de la France aux JO de Barcelone.
Sur la route, explique Alain Rondeau, les équipiers se répartissent la tâche : quatre le matin, quatre l'après-midi. Il faut dire que les étapes font près de 200 km, pour un total de 2.850 km en deux semaines. Aussi, les coureurs se mettent-ils en route vers 2 h 30 et s'arrêtent vers 16 heures.
« C'est une vraie
compétition, reconnue par la fédération française d'athlétisme », insiste M. Rondeau.
GénérositéMême si cette course n'entre pas dans un cadre « humanitaire », chaque équipe soutient une cause, comme le don d'organe pour l'équipe châlonnaise de l'ASPTT.
En revanche, les compétiteurs courent pour la beauté du geste. Il n'y a pas grand-chose à gagner à l'arrivée, sinon le plaisir d'avoir participé à l'épreuve. Celle-ci s'ouvre aux coureurs volontaires. Par exemple, à partir de Saint-Gilles près de Fismes, des voitures anciennes suivront la caravane et des coureurs locaux pourront accompagner les participants de « la France en courant ».
Enfin, Alain Rondeau annonce que la XXe édition de ce tour de France devrait s'arrêter à Fismes en 2008
Le « staff » : André Sourdon, le père de l'épreuve ; Alain rondeau, le chef d'étape à Jouy ; André Voiriot de la FFA, avec Alain Simonet, le capitaine des « Pétillants champenois »